multiRent — Gestion de copropriétésmultiRent — Gestion de copropriétésmultiRent — Gestion de copropriétésmultiRent — Gestion de copropriétés
  • Services
  • Forfaits
  • Changer de gestionnaire
  • Partenaires
  • L’équipe
  • Blog
  • Contact
  • English
Portail
✕
15/06/2026
Catégories
  • Vie de copropriété
Étiquettes
  • aga
  • parties-communes
  • reglement-immeuble

Interdire tabac et cannabis en copropriété au Québec

Par Muriel Druart, directrice, service client

À jour au 2026-06-15

La fumée de tabac ou de cannabis cause des nuisances réelles en copropriété divise : odeurs persistantes, infiltration par la ventilation, plaintes entre voisins, dépôts de nicotine et risques d’incendie accrus sur les balcons. Plusieurs syndicats veulent donc interdire de fumer dans les parties privatives et communes pour préserver la quiétude et la destination résidentielle de l’immeuble.

Si vous cherchez « interdiction tabac cannabis copropriete quebec », voici un guide clair pour le conseil d’administration (CA) et les copropriétaires. Nous expliquons ce que la loi permet, comment rédiger un règlement de l’immeuble solide et de quelle façon l’appliquer sans dérapages.

Avant d’aller plus loin, rappelez-vous qu’une interdiction bien pensée repose sur trois piliers: un cadre légal clair, un règlement bien rédigé et un processus d’adoption/enforcement rigoureux (AGA, avis, preuves, amendes raisonnables).

Le cadre légal au Québec: tabac, cannabis et condo

Plusieurs textes encadrent le tabagisme et l’usage du cannabis. En copropriété, ils se superposent.

  • Code civil du Québec (C.c.Q.) — copropriété divise: le règlement de l’immeuble peut encadrer l’usage des parties communes et privatives, tant que les règles respectent la destination de l’immeuble et les droits des copropriétaires (cf. notamment l’usage conforme et le respect des autres copropriétaires). Réf.: Code civil du Québec.
  • Loi concernant la lutte contre le tabagisme: interdit déjà de fumer dans plusieurs lieux, incluant les aires communes intérieures des immeubles d’habitation et à proximité de certaines ouvertures. Réf.: L-6.2.
  • Loi encadrant le cannabis: autorise et restreint l’usage dans divers contextes; un syndicat peut aller plus loin en réglementant l’usage dans les condos pour éviter les nuisances. Réf.: C-5.3.

En pratique, les aires communes intérieures (corridors, halls, ascenseurs, salle d’exercice, garage) sont déjà sans fumée par la loi. La zone extérieure près des portes, fenêtres et prises d’air comporte aussi une distance minimale provinciale où fumer est prohibé. Le règlement de l’immeuble peut ensuite interdire la fumée dans les unités, sur les balcons/terrasses et dans toute autre portion si le syndicat juge que cela protège la destination et la qualité de vie.

Pour les cooccupants locataires, le copropriétaire-bailleur demeure responsable du respect du règlement par son locataire. Il doit lui remettre la déclaration de copropriété (DCV) et les règlements à la signature du bail et agir en cas d’infraction.

Règlement de l’immeuble: ce que vous pouvez interdire

Un règlement bien rédigé évite les flous et facilite l’application. Il doit préciser la portée, les lieux, les produits visés, les pénalités et la procédure.

Portée de l’interdiction

  • Produits: tabac, cannabis, et, au besoin, vapotage/produits de vaporisation si désiré (à préciser).
  • Lieux: parties communes intérieures et extérieures, balcons/terrasses, stationnements, salles mécaniques. Les parties privatives (unités) peuvent aussi être visées pour prévenir la migration de fumée et les odeurs.
  • Personnes: copropriétaires, occupants, locataires, invités, entrepreneurs.
  • Moment: en tout temps, sans égard à la météo ou à l’heure.
  • Nuisances connexes: odeurs persistantes, accumulation de mégots et risques pour la salubrité peuvent aussi être ciblés par des clauses distinctes.

Zones désignées et signalisation

Même avec une interdiction étendue, certains syndicats choisissent d’identifier une zone fumeurs extérieure, bien signalée et conforme aux distances minimales prévues par la loi provinciale. Cela réduit les attroupements près des entrées et limite les odeurs aspirées dans l’immeuble.

Prévoyez:

  • une signalisation claire aux entrées, dans le hall et près des ascenseurs;
  • un rappel schématique dans le livret d’accueil des nouveaux copropriétaires et des locataires;
  • l’ajout des règles dans le registre et la DCV, et la diffusion par courriel/médiathèque aux copropriétaires.

Besoin d’aide pour structurer vos documents? Voyez nos services en gestion administrative et notre offre de forfaits.

Adoption et modification: majorité, avis et AGA

Pour être opposable, l’interdiction doit être adoptée correctement, consignée au procès-verbal (PV) et communiquée à tous.

  • Rédaction par le CA: préparer un projet d’amendement au règlement de l’immeuble, avec considérants (nuisances, santé, salubrité, destination résidentielle).
  • Avis de convocation: inclure le texte proposé, les motifs et l’effet sur les parties communes/privatives.
  • Vote en assemblée (AGA ou assemblée extraordinaire): l’amendement au règlement est généralement adopté à la majorité des voix des copropriétaires présents ou représentés, selon le C.c.Q. et votre DCV. Vérifiez toujours les seuils et formalités prévus par votre déclaration.
  • Entrée en vigueur: dès l’adoption, sauf si le texte prévoit une période de transition (ex.: quelques semaines pour afficher la signalisation et aviser les locataires).
  • Publicité interne: publier le PV, mettre à jour le registre, transmettre le règlement aux copropriétaires et au besoin aux gestionnaires d’immeuble et entrepreneurs réguliers.

Pour un déroulement fluide, appuyez-vous sur un ordre du jour clair, une période de questions et une foire aux questions jointe à la convocation. MultiRent accompagne régulièrement des syndicats à ces étapes, incluant la logistique d’assemblée et la mise à jour documentaire. Voyez aussi notre blogue pour d’autres guides pratiques.

Application et preuves: plaintes, constats, sanctions

Une fois adoptée, l’interdiction doit être appliquée avec constance et équité. La clef est de prévoir une gradation d’interventions, des moyens de preuve raisonnables et des amendes proportionnées.

  • Réception des plaintes: consignez date/heure, localisation, nature de la nuisance, témoins, et, si possible, photos (ex.: mégots sur un balcon). Un formulaire standard aide à uniformiser la collecte.
  • Constat préliminaire du CA/gestionnaire: rappel écrit et courtois de la règle à l’occupant visé, avec copie au copropriétaire s’il s’agit d’un locataire.
  • Avis de non-conformité: si la situation persiste, expédiez un avis formel citant les clauses applicables du règlement et de la DCV, avec délai pour se conformer.
  • Amende prévue au règlement: en cas de récidive, appliquez l’amende prévue. Elle doit être raisonnable et vise la dissuasion, non l’enrichissement. Évitez les montants disproportionnés.
  • Mise en demeure: pour cas réfractaires ou nuisances graves, une mise en demeure peut précéder un recours judiciaire (ex.: injonction pour faire cesser une nuisance), conformément au C.c.Q. et à votre DCV.

Prudence sur la preuve: la fumée et les odeurs sont volatiles. Multipliez les notes datées, témoignages de voisins, constats répétés, et, au besoin, recours à un expert en qualité de l’air. Respectez la vie privée; la vidéosurveillance dans les parties communes doit se limiter à la sécurité des lieux et à ce qui est autorisé par le règlement et la loi.

Dans une copropriété sous notre gestion, l’installation d’une signalisation claire et l’envoi d’un mémo illustré après l’adoption du règlement ont réduit de façon marquée les plaintes en moins d’un trimestre, sans judiciarisation. Un suivi cohérent fait souvent la différence.

Pour la mise en œuvre terrain (affichage, rappel aux entrepreneurs, entretien des zones extérieures), notre équipe en gestion des opérations peut soutenir votre syndicat.

Exceptions, accommodements et enjeux de santé

  • Aides médicales: le fait d’avoir une ordonnance ne crée pas un droit de fumer du cannabis dans un endroit où c’est interdit; des modes d’administration alternatifs (non fumés) peuvent être envisagés.
  • Accommodements: un accommodement raisonnable vise l’accès aux services, pas l’autorisation de nuire aux voisins. Analysez au cas par cas, en privilégiant des solutions qui n’imposent pas la fumée aux autres occupants.
  • Droits acquis? En copropriété, le règlement dûment adopté lie tous les copropriétaires et occupants. Sauf stipulation contractuelle claire contraire, il n’existe généralement pas de « droit acquis de fumer » dans une unité si le règlement interdit la fumée pour préserver la destination et la quiétude (cf. principes du C.c.Q.).
  • Nettoyage et salubrité: prévoyez des clauses sur la propreté des balcons et la disposition des mégots; les frais supplémentaires de nettoyage attribuables à un occupant récalcitrant peuvent être réclamés conformément à la DCV et aux règles sur les charges communes, s’il y a préjudice documenté.

Pour des balises supplémentaires sur les bonnes pratiques en copropriété, consultez le RGCQ.

Foire aux questions

Q1. Peut-on interdire de fumer dans les unités déjà occupées?
R. Oui, si l’interdiction est adoptée selon les règles et qu’elle vise la protection de la destination et la prévention des nuisances. Un court délai de mise en œuvre peut être prévu, mais il n’est pas obligatoire. Réf.: C.c.Q.

Q2. Les balcons sont-ils des parties privatives ou communes?
R. Cela dépend de votre DCV. Plusieurs déclarations qualifient les balcons de parties communes à usage restreint. Le règlement peut y interdire la fumée pour éviter les nuisances aux étages voisins.

Q3. Comment prouver une infraction sans entrer chez quelqu’un?
R. Accumulez des constats dans les parties communes (odeur, fumée visible, mégots), des témoignages concordants, des photos prises des lieux communs, et des notes datées. Évitez l’intrusion dans une partie privative sans consentement ou autorisation légale.


Références utiles:

  • Code civil du Québec (C.c.Q.)
  • Loi concernant la lutte contre le tabagisme
  • Loi encadrant le cannabis
  • Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec (RGCQ)

Cet article fournit de l’information générale et ne constitue pas un avis juridique. Pour votre situation, consultez un avocat ou un notaire.

Vous gérez une copropriété au Québec ? Découvrez nos forfaits ou contactez-nous pour évaluer vos besoins.

La gestion de votre copropriété avec multiRent

  • Gestion de petite copropriété
  • Questions fréquentes sur la gestion de copropriété
  • Tarifs de gestion de copropriété

Secteurs desservis : Rive-Sud · Montréal · Laval · Longueuil · Brossard · Boucherville · Saint-Constant · Saint-Amable · Saint-Jérôme

Partager

Articles connexes

30/09/2026

Condo contaminé par la drogue au Québec : qui paie?


Lire l’article
12/09/2026

Tuyauterie polybutylene condo Quebec: assurance et vente


Lire l’article
04/09/2026

Garderie en condo Québec: permis et règles de copropriété


Lire l’article

Comments are closed.

multiRent — Gestion de copropriétés

Services

Gestion administrative

Gestion financière

Gestion des opérations

Portail

À propos

L'équipe multiRent

Nous contacter

Notaires

LinkedIn

RGCQMembre corporatif du RGCQ

Ressources

RGCQ

CORPIQ

Portail
    Manage Consent

    Pour vous offrir la meilleure expérience possible, nous utilisons des technologies comme les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations de votre appareil. En acceptant ces technologies, vous nous autorisez à traiter des données telles que votre comportement de navigation ou vos identifiants uniques sur ce site. Le refus ou le retrait de votre consentement peut affecter certaines fonctionnalités.

    Fonctionnel Toujours activé
    Le stockage ou l'accès technique est strictement nécessaire à la finalité légitime de permettre l'utilisation d'un service spécifique explicitement demandé par l'abonné ou l'utilisateur, ou à la seule fin d'effectuer la transmission d'une communication sur un réseau de communications électroniques.
    Preferences
    The technical storage or access is necessary for the legitimate purpose of storing preferences that are not requested by the subscriber or user.
    Statistiques
    The technical storage or access that is used exclusively for statistical purposes. Stockage ou accès technique utilisé exclusivement à des fins statistiques anonymes. Sans assignation à comparaître, consentement volontaire de votre fournisseur d'accès à Internet ou enregistrement complémentaire auprès d'un tiers, les informations stockées ou récupérées à cette seule fin ne permettent généralement pas de vous identifier.
    Marketing
    Le stockage ou l'accès technique est nécessaire pour créer des profils d'utilisateurs afin d'envoyer de la publicité ou pour suivre l'utilisateur sur un site Web ou sur plusieurs sites Web à des fins de marketing similaires.
    • Gérer les options
    • Gérer les services
    • Gérer {vendor_count} fournisseurs
    • En savoir plus sur ces finalités
    Gérer mes préférences
    • {title}
    • {title}
    • {title}