Compte en fiducie gestionnaire copropriété Québec
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21/06/2026Défaut de paiement charges copropriété droit de vote Québec
Information à jour au 2026-06-21.
Un défaut de paiement en copropriété divise crée vite des tensions: impact sur la trésorerie, pression sur le conseil d’administration (CA) et question délicate du droit de vote à l’assemblée (AGA). Entre la DCV (déclaration de copropriété), le Code civil du Québec (C.c.Q.) et la gestion quotidienne, il faut conjuguer rigueur et équité. Cet article démystifie les règles applicables au Québec, les sanctions possibles et les bonnes pratiques pour votre syndicat.
Au menu: quand un copropriétaire perd son droit de vote, quelles mesures de recouvrement sont permises, comment tenir une AGA sereine et comment prévenir les retards de paiement. Des références officielles et des outils concrets vous aident à agir de manière proportionnée et documentée.
Qu’entend-on par défaut de paiement des charges communes?
Dans une copropriété, chaque copropriétaire doit contribuer aux charges communes (frais de condo, cotisations) selon la quote-part inscrite à la DCV. Cette obligation découle du C.c.Q. (cf. art. 1064 C.c.Q.; voir le Code civil du Québec). Les charges financent les dépenses courantes (assurances, entretien, énergie), le fonds de prévoyance et, de plus en plus, les actions prévues au carnet d’entretien / EUC.
On parle de défaut de paiement lorsqu’une somme exigible n’est pas payée à l’échéance prévue par le budget ou l’appel de fonds. Plusieurs DCV prévoient des intérêts de retard et, parfois, des frais administratifs. Ces pénalités doivent être autorisées par la DCV ou le règlement de l’immeuble et demeurer raisonnables.
En pratique, le défaut de paiement est suivi et confirmé par la comptabilité du syndicat (relevé de compte, balance âgée), puis communiqué au copropriétaire selon un échéancier de relance (rappel amical, avis, mise en demeure).
Perte du droit de vote: seuil, durée et exceptions
Au Québec, un copropriétaire en défaut de paiement peut perdre son droit de vote à l’assemblée. Le C.c.Q. prévoit que le droit de vote est lié au statut de copropriétaire et peut être limité en cas d’arrérages de charges communes (voir la section « Copropriété divise » du Code civil du Québec). La plupart des DCV reprennent cette règle et précisent qu’après un certain délai d’arriérés, le vote est suspendu jusqu’au paiement intégral.
Concrètement:
- Le droit de vote est suspendu tant que toutes les sommes exigibles liées aux charges communes (capital, intérêts, frais permis) ne sont pas acquittées.
- La suspension n’empêche pas d’assister à l’AGA, de poser des questions et d’être informé; elle vise uniquement l’exercice du vote.
- Lorsqu’un paiement régularise entièrement la situation, le droit de vote est rétabli pour les assemblées subséquentes (ou pour la même AGA si le paiement est confirmé avant l’ouverture du vote et selon les modalités prévues par la DCV / le règlement d’assemblée).
Qu’en est-il des procurations?
La procuration ne doit pas contourner une suspension de vote. Un copropriétaire non admissible au vote ne peut pas valablement mandater un tiers pour voter en son nom si sa propre faculté de voter est suspendue selon la loi ou la DCV. Le mandataire pourrait assister, mais pas voter pour un copropriétaire en défaut de paiement. Vérifiez toujours votre DCV et le règlement d’assemblée.
Participation à l’AGA: droits résiduels
Un copropriétaire en défaut peut:
- participer à l’assemblée, écouter les échanges et poser des questions;
- consulter les documents remis à tous (convocation, budget, états financiers);
- faire valoir des observations au micro.
Il ne peut toutefois pas proposer de résolutions qui nécessitent l’exercice du droit de vote ni compter pour le calcul des voix exprimées lorsqu’il est suspendu. En cas de doute, fiez-vous aux règles de votre DCV et au C.c.Q. (réf. section « Assemblées des copropriétaires » du C.c.Q.).
Mesures de recouvrement graduelles et sanctions financières
Le CA doit protéger la trésorerie sans excès ni laxisme. Une approche graduelle, documentée au dossier, est recommandée.
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Relance amicale (7-15 jours après l’échéance)
- Rappel courtois par courriel ou lettre.
- Proposition de modes de paiement simples (virement, débit préautorisé).
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Avis formel
- Sommes dues détaillées (capital, intérêts prévus à la DCV, frais autorisés).
- Date butoir claire et coordonnées pour convenir d’une entente.
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Entente de paiement
- Calendrier court et réaliste; confirmation écrite.
- Prévoir que le défaut d’une échéance rend le solde immédiatement exigible.
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Mise en demeure
- Lettre formelle fixant un dernier délai et annonçant les recours si non-paiement.
- Conservez la preuve d’envoi et d’avis de réception.
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Hypothèque légale du syndicat et recours judiciaires
- Le syndicat dispose d’une hypothèque légale pour garantir les charges communes impayées (cf. art. relatifs aux hypothèques légales, C.c.Q.).
- Selon le montant, un recours à la Cour des petites créances ou à la Cour du Québec peut être envisagé. Consultez un juriste avant d’agir.
-
Vente de la fraction et attestation du syndicat
- En contexte de vente, le notaire requiert une attestation du syndicat; les arrérages doivent généralement être réglés à même le produit de la vente. Voir les guides de l’OACIQ.
Bon à savoir: Le RGCQ recommande une politique de recouvrement claire et connue des copropriétaires, incluant l’échelle des rappels et pénalités autorisées (RGCQ).
Résumé des mesures et de leurs effets
| Situation | Impact sur le vote | Recours du syndicat | Base légale / repère |
|---|---|---|---|
| Retard initial (quelques jours) | Aucun impact | Rappel amical | DCV / pratiques internes |
| Retard persistant (avis formel) | Possible suspension selon DCV | Avis écrit, intérêts autorisés | DCV + C.c.Q. (charges communes) |
| Défaut confirmé (mise en demeure) | Suspension tant que non régularisé | Mise en demeure, entente | C.c.Q. + DCV |
| Arriérés importants | Suspension maintenue | Hypothèque légale, action en recouvrement | C.c.Q. (hypothèques légales) |
| Vente de la fraction | S’applique jusqu’au paiement | Attestation au notaire, compensation au déboursé | Pratique notariale + OACIQ |
Gérer l’assemblée lorsqu’il y a des arrérages
Une AGA bien tenue repose sur des règles annoncées à l’avance, une vérification rigoureuse des droits et un traitement égal pour tous.
- Avant l’AGA: établissez une liste confidentielle des copropriétaires admissibles au vote, selon la comptabilité arrêtée à une date précise. Informez individuellement, à l’avance, les personnes en défaut.
- À l’accueil: vérifiez l’identité, les procurations et le statut de vote. Évitez de dévoiler publiquement les montants dus; mentionnez simplement « non admissible au vote » lorsque pertinent.
- Pendant l’assemblée: annoncez le nombre de voix admissibles au début, puis avant les votes importants. Si un copropriétaire régularise sa situation sur-le-champ et que la DCV le permet, mettez à jour sa qualité de votant avant la résolution suivante.
- Procès-verbal (PV): indiquez les règles appliquées, les contestations soulevées et les décisions du président d’assemblée. Le PV devient votre meilleure preuve en cas de contestation.
Pour structurer ce processus, un règlement d’assemblée clair et aligné sur la DCV et le C.c.Q. est essentiel (référez-vous au C.c.Q. pour les dispositions sur les assemblées et le vote).
Prévenir les retards: gestion financière et communication
La prévention coûte moins cher que le recouvrement. Voici des leviers concrets pour votre syndicat et votre gestionnaire.
- Budget réaliste et prévisible: indexez les charges communes selon les coûts réels et le plan d’entretien. Alimentez adéquatement le fonds de prévoyance.
- Modes de paiement simples: offrez le débit préautorisé, le virement bancaire et les paiements en ligne. Rappelez les échéances automatiquement.
- Communication transparente: expliquez où vont les cotisations (assurances, contrats, EUC/carnet d’entretien), et publiez des repères financiers clairs avec les états financiers.
- Politique de recouvrement écrite: niveaux de relance, intérêts et frais autorisés (selon DCV), critères d’ententes de paiement. Inspirez-vous des recommandations du RGCQ.
- Soutien professionnel: un gestionnaire outillé peut automatiser la facturation, le suivi et les rappels. Voyez nos services de gestion financière et de gestion administrative.
Pour approfondir, parcourez aussi notre blogue et notre page Qui sommes-nous pour comprendre notre approche « Gestion de copropriété à Montréal ».
FAQ — Droit de vote et défaut de paiement
-
Un copropriétaire en défaut peut-il voter par procuration?
Non. Une suspension de vote ne peut être contournée par procuration; le mandataire n’a pas plus de droits que le mandant. -
Peut-on exclure une personne de l’assemblée parce qu’elle doit des sommes?
Non. La suspension vise le vote, pas l’accès ni le droit d’information. La personne peut assister et s’exprimer selon les règles d’assemblée. -
Les intérêts et frais administratifs sont-ils permis?
Oui, s’ils sont expressément prévus dans la DCV ou le règlement, et qu’ils demeurent raisonnables. Documentez toujours leur application. -
Que se passe-t-il lors de la vente si des arrérages existent?
Le notaire demandera une attestation du syndicat; les sommes dues sont généralement prélevées à même le produit de la vente. Voir l’OACIQ. -
Les conséquences fiscales varient-elles si je loue mon condo?
Possiblement. Le traitement des intérêts et frais peut différer selon votre situation (occupant, locateur). Référez-vous à Revenu Québec et consultez un professionnel.
Cet article fournit de l’information générale et ne constitue pas un avis juridique. Pour votre situation, consultez un avocat ou un notaire.
Cet article fournit de l’information générale et ne remplace pas les conseils d’un fiscaliste ou d’un comptable. Référez-vous à Revenu Québec et à l’ARC pour les modalités exactes.
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